Hebdo des Marchés

Les dernières actualités des marchés financiers

Semaine du 06 juillet 2020

Par les équipes de Recherche, Stratégie et Analyse, Amundi

Chaque lundi, retrouvez une analyse synthétique de la situation économique et financière de la semaine passée. 

11,1%

Chiffre clé

C’est le taux de chômage aux États-Unis en juin, un niveau meilleur qu’attendu.

 
ZONE EURO

Le PMI manufacturier IHS Markit pour la zone euro a rebondi de 39,4 enmai à 47,4 en juin, grâce à une amélioration généralisée des PMI (indice des directeurs des achats) manufacturiers dans toutes les grandes économies, y compris l’Allemagne (45,2), la France (52,3), l’Italie (47,5) et l’Espagne (49).

etats-unis

Le rapport sur le marché du travail américain montre une amélioration progressive : le taux de chômage aux États-Unis pour le mois de juin est passé de 13,3% à 11,1%, ces données étant meilleures qu’attendu. En juin, 4,8 millions d’emplois ont été créés dans toutes les industries et le taux d’activité a affiché une progression inédite depuis 1960, passant de 60,8% à 61,5% (avant COVID : 63,4%).

PAYS ÉMERGENTS

Le Ministère des Finances de la Colombie a publié son Cadre à Moyen Terme à la fin de la semaine dernière. La règle budgétaire sera suspendue jusqu’en 2021 et le déficit de 2020 a été révisé à 8,2% du PIB en raison de la baisse des recettes résultant du ralentissement économique et de l’augmentation des dépenses.

ACTIONS

Les marchés d’actions enregistrent un rebond grâce aux chiffres de l’emploi américain. Toutefois, la hausse sur la semaine (+3,2% sur le MSCI World) s’inscrit dans un mouvement de consolidation qui a démarré le 8 juin. Le marché hésite entre les enquêtes d’activité qui montrent une inflexion à la hausse et le niveau de valorisation absolue qui a bondi depuis le 23 mars.

OBLIGATIONS

Deux éléments notables sur le marché des taux : 1/ la stabilité des taux souverains des pays « core » ces dernières semaines ; 2/ la très bonne performance des spreads des pays périphériques. Le rendement du 10 ans italien a atteint un point bas, à 1,2%.

Dans le sillage de la levée des mesures de confinement un peu partout dans le monde, les derniers PMI Flash publiés se sont considérablement améliorés par rapport au creux des mois précédents. Un rebond technique généralisé sur le plan géographique et sectoriel a eu lieu, les entreprises implantées dans tous les grands pays faisant état d’une amélioration des conditions d’exploitation tant dans les services que dans le secteur manufacturier. Cependant, malgré un redressement, les PMI restent, pour l’essentiel, en territoire de contraction, ce qui signifie que l’activité économique a continué à décliner en juin, bien qu’à un rythme nettement plus lent. De fait, le taux de contraction s’est considérablement réduit en juin, ce qui confirme la poursuite du mouvement de reprise, même si les divergences entre pays persistent. Les pays européens ont mené cette reprise, qui, de manière générale, s’est intensifiée au mois de juin, la France et le Royaume-Uni comptant parmi les premiers pays à enregistrer une expansion de leur activité économique depuis le début de la pandémie. Aux États-Unis, le taux de contraction de l’activité des entreprises a suivi une tendance similaire, s’atténuant de manière significative tandis que les PMI des services et de l’activité manufacturière se rapprochaient à nouveau du seuil de 50. À l’inverse, le Japon a connu une nouvelle dégradation brutale de son activité économique, le secteur manufacturier restant soumis à de fortes pressions.

La faiblesse de la demande mondiale reste le principal frein, les entreprises du monde entier signalant une demande modérée de la part de leurs clients internationaux, ceuxci étant toujours perturbés par la pandémie. La pression sur le marché de l’emploi était encore très forte en juin, malgré un ralentissement des suppressions d’emplois et un début de retour des travailleurs au chômage partiel. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement étaient encore importantes en juin, en dépit d’une certaine amélioration constatée par les entreprises à la faveur du redémarrage d’une grande partie de l’économie mondiale. Les entreprises ont manifesté un regain d’optimisme quant à l’avenir de l’activité commerciale.