Hebdo des Marchés

Les dernières actualités des marchés financiers

Semaine du 25 octobre 2021

Par les équipes de Recherche Amundi

Chaque lundi, retrouvez une analyse synthétique de la situation économique et financière de la semaine passée. 

Chiffre clé

-1,3%

C’est le recul affiché, en variation mensuelle, par la production industrielle américaine en septembre.

ZONE EURO

Selon le dernier communiqué de la Commission européenne, l’indicateur flash de confiance des consommateurs de la zone euro pour le mois d’octobre a reculé à -4,8 contre -4,0 en septembre, ce qui est légèrement supérieur au niveau de -5,0 anticipé par le consensus. 

etats-unis

La production industrielle des États-Unis a reculé de 1,3% en variation mensuelle en septembre, décevant le consensus qui tablait sur une hausse de 0,1%. Après être revenue aux niveaux d’avant la pandémie en juillet, la production industrielle totale est redescendue à 1,3% en dessous du niveau de février 2020. 

PAYS ÉMERGENTS

Après une baisse inattendue de 100 pb le mois dernier, la Banque centrale de la République de Turquie (CBRT) a encore surpris les marchés avec une baisse de 200 pb de son taux directeur, à 16%, malgré l’inflation élevée, la forte demande intérieure et à rebours de la tendance mondiale des banques centrales qui s’apprêtent à amorcer leur cycle de resserrement ou l’ont déjà entamé. De plus, d’après la presse, une nouvelle réduction n’est pas exclue. Enfin, la crédibilité de la politique est affaiblie par la réticence à réduire rapidement l’inflation. 

ACTIONS

Les marchés actions font mieux que résister. Le S&P500 est revenu sur ses plus hauts historiques et la plupart des indices sont à la hausse cette semaine. Le bon début de la saison de publication des résultats fait plus que compenser la hausse des prix du pétrole, des anticipations d’inflation et des taux longs. 

OBLIGATIONS

Les rendements à 10 ans ont terminé la semaine en hausse dans l'ensemble, avec des rendements sur les bons du Trésor américain jusqu'à 1,68%, leur plus haut niveau depuis juin, et ceux sur les Bunds sont passés à -0,09%. L'augmentation des rendements dans le monde indique des inquiétudes croissantes quant à l'inflation qui sera probablement moins transitoire que prévu en raison des perturbations persistantes sur les chaînes d'approvisionnement et des prix élevés des matières premières.

Stocks de cuivre et craintes de pénurie de matières premières industrielles

Après un été relativement calme au regard des turbulences du marché de l’énergie, le prix du cuivre a progressé en flèche en octobre en raison de l’évaporation des stocks et des craintes de pénurie importante. La transition écologique et l’électrification mondiale restent de puissants moteurs de la demande de cuivre pour l’avenir, car ce métal est un élément indispensable de tous les composants électriques essentiels. Pour l’instant, compte tenu des prévisions de la demande et des contraintes historiques pour stimuler l’offre (la production se concentre essentiellement dans trois pays : le Chili, le Pérou et la République démocratique du Congo), les facteurs soutenant les prix du cuivre vont persister encore longtemps. Pour autant, l’évolution récente des cours semble relever davantage d’une réaction excessive aux mouvements spéculatifs que d’un problème de stocks. À ce jour, le montant total des stocks de cuivre sur les principales places boursières (London Metal Exchange, Shanghai Future Exchange et Comex) est supérieur aux niveaux atteints en février, lorsque les contraintes d’approvisionnement induites par la propagation du variant delta en Amérique latine provoquèrent un resserrement extrême du marché. 

Pourtant, l’envolée du spread des contrats à terme sur le cuivre cette semaine, due à la chute des stocks de cuivre liés aux certificats d’option sur le London Metal Exchange (LME), montre à quel point le risque de pénurie de cuivre est présent dans l’esprit des investisseurs. Si l’on examine le marché des matières premières industrielles et les mouvements récents des marchés, on constate que la faiblesse des stocks, les pénuries liées aux goulets d’étranglement et les événements collatéraux de la transition écologique paraissent omniprésents et constituent un thème dominant chez les investisseurs. Ce climat devrait perdurer tant que les investissements et l’augmentation de l’offre ne sont pas en phase avec la montée en flèche de la demande de matières premières essentielles au processus d’électrification mondiale. À l’avenir, toutes ces questions n’affecteront pas seulement les prix des matières premières, mais également l’inflation, la croissance économique, les décisions de consommation des ménages, la productivité et, en fin de compte, les marges bénéficiaires des entreprises.