Hebdo des Marchés

Les dernières actualités des marchés financiers

Semaine du 21 septembre 2020

Par les équipes de Recherche, Stratégie et Analyse, Amundi

Chaque lundi, retrouvez une analyse synthétique de la situation économique et financière de la semaine passée. 

80

Chiffre clé

C’est le montant, en milliards de dollars, des achats de bons du Trésor confirmés par la FED.

ZONE EURO

Le taux d’inflation de la zone euro a reculé de 0,4% en glissement annuel en juillet à -0,2% en août, selon les données offcielles publiées par Eurostat. L’inflation sousjacente s’est également repliée à 0,4% en glissement annuel, contre 1,2% en juillet.

 

etats-unis

À l’issue de la semaine qui s’est terminée le 12 septembre, les inscriptions au chômage se sont établies à 860 000, soit une baisse de 33 000 par rapport à la semaine précédente (après une révision à la hausse pour la semaine précédente à 893 000). Le total des inscrits au chômage, en décalé d’une semaine, a chuté de 916 000 pour se fixer à 12 628 000, ce qui constitue un nouveau plus bas pour cette phase de pandémie.

PAYS ÉMERGENTS

Les banques centrales (BC) brésilienne (BCB), indonésienne (BI), polonaise (NBP), russe (CBR) et sud-africaine (SARB) ont maintenu leurs taux directeurs inchangés. Ces décisions sont en ligne avec les attentes de marchés, à part peut-être pour l’Afrique du Sud où nombreux étaient ceux qui attendaient une baisse de 25 pb.

ACTIONS

Les marchés d’actions ont finalement quasiment fait du surplace cette semaine. Après avoir gagné +1,4% en cumul mercredi soir, le MSCI World AC a reperdu l’essentiel de ses gains jeudi (-0,8%), suite aux annonces de la FED. Le profil de la semaine a été identique sur l’ensemble des places. Compte tenu de leur avance accumulée, les marchés émergents surperforment toutefois, devançant dans l’ordre les Etats-Unis, l’Europe et le Japon.

 

OBLIGATIONS

Après une légère hausse en début de semaine, les rendements à long terme ont reculé en fin de semaine sur fond de remontée de l’aversion au risque. Les investisseurs ont été déçus par le résultat de la réunion du FOMC de septembre de la Fed. Le rendement 10 ans américain a terminé la semaine à 0,67% et le taux 10 ans allemand à -0,49%. Les spreads de la zone euro ont continué de se resserrer.

L’Arabie saoudite a remis la pression sur les autres membres de l’OPEC

 

Le pétrole est en passe de réaliser sa plus forte hausse depuis le mois de juin, après que l’Arabie saoudite a remis la pression sur les autres membres de l’OPEC, exigeant d’eux qu’ils se conforment aux accords de réduction de production conclus ces derniers mois. Les problèmes de non-respect des accords ont souvent sapé l’effcacité des décisions prises et ce, généralement au détriment du plus grand producteur. Cette fois-ci, l’Arabie saoudite semble plus déterminée à faire respecter l’accord, car les inquiétudes récentes quant à la vigueur de la reprise de la demande de pétrole sont susceptibles de compromettre la tendance haussière de l’or noir.

Les pressions récentes semblent avoir porté leurs fruits puisque l’Irak et le Nigeria, qui tardent généralement à mettre en oeuvre les réductions prévues, ont honoré leurs engagements, ce qui a contribué au rebond des prix du pétrole cette semaine.

La situation générale reste encore assez fragile en termes d’offre et de demande de pétrole, compte tenu des risques de reconfinement cet automne, si la pandémie venait à s’aggraver. L’Agence internationale de l’énergie a récemment revu à la baisse ses prévisions de consommation mondiale de carburant. Entre janvier et juillet, la demande mondiale de pétrole a diminué en moyenne de 10,5 millions de barils par jour en raison du confinement. La reprise de la demande à partir de ces faibles niveaux est également tributaire de la dynamique du « télétravail » adoptée par les gouvernements et qui a fortement limité les besoins de déplacement.

Nous estimons néanmoins que le prix du WTI peut rester supérieur à 40 $/baril durant le dernier trimestre compte tenu de la reprise économique progressive qui est en cours. Contrairement à d’autres matières premières cycliques, les déséquilibres entre la production et l’offre ont été davantage conditionnés par les dynamiques et les stratégies internes des différents pays producteurs, ce qui pourrait atténuer les effets négatifs des récents confinements. Des niveaux supérieurs à 50 dollars avec, par conséquent, de nouveaux équilibres ne pourront être atteints qu’en cas de reprise économique soutenue et en l’absence de « perturbations de l’approvisionnement » comme celles des années passées.

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