Hebdo des Marchés

Les dernières actualités des marchés financiers

Semaine du 19 avril 2021

Par les équipes de Recherche Amundi

Chaque lundi, retrouvez une analyse synthétique de la situation économique et financière de la semaine passée. 

Chiffre clé

+18,3% 

Croissance réelle du PIB chinois en ga au 1er trimestre 2021

ZONE EURO

Selon les dernières données communiquées par Eurostat, la production
industrielle s’est contractée de 1% en variation mensuelle dans la
zone euro en février, pour une baisse de 1,6% en variation annuelle.

etats-unis

Le Livre beige de la Fed, publié dernièrement, qui porte sur la période du
22 février au 5 avril, propose une lecture favorable, l’activité économique
s’étant accélérée à un rythme modéré au cours de la période. L’emploi
s’est également amélioré, de même que les dépenses de consommation.

PAYS ÉMERGENTS

La croissance du PIB réel de la Chine a grimpé de 6,5% au 4ème trimestre
2020 à 18,3% en GA au 1er trimestre 2021 en raison d’énormes effets de
base positifs. La croissance moyenne sur deux ans est passée de 6% à 5%.

ACTIONS

Demeuré indécis jusqu’à mercredi, le MSCI World AC progresse de 0,9% sur
l’ensemble de la semaine. Sur le plan des résultats, les 1ères indications, que ce soit aux
USA ou en Europe sont encourageantes. Par ailleurs, les ventes de détail (+9,8%) où
les inscriptions hebdomadaires au chômage sont venues confirmer la bonne santé
de l’économie américaine sans que ceci ne pousse les taux d’intérêts à la hausse.

OBLIGATIONS

Malgré de bonnes données économiques américaines, les rendements obligataires
américains ont terminé la semaine en baisse à 1,57%. En raison de facteurs techniques
et d’achats en provenance du Japon, les rendements des bons du Trésor à 10 ans ont
chuté de plus de 10 points de base jeudi. Le rendement des obligations allemandes est
en hausse au cours de la semaine, grâce à de meilleures nouvelles sur le front de la Covid.

Rapport sur l’IPC (Indice des Prix à la Consommation) américain de mars

Les chiffres : l’IPC global a augmenté de 0,6% en variation mensuelle en mars (2,6% en variation annuelle contre 1,7 % en février). L’IPC sous-jacent a augmenté de 0,3% en variation mensuelle (1,6% en variation annuelle contre 1,3 % en février).

3 points clés : gains mensuels et effets de base importants
• Effets de base importants : la vigueur de l’inflation n’est pas seulement due aux inévitables effets de base liés à l’énergie qui ont fait passer l’IPC global de 1,7% à 2,6%, soit un peu au-dessus de ce que nous avions anticipé (2,4%).
• Cette vigueur, en effet, se manifeste également dans l’inflation sous-jacente, où les premiers effets positifs du redémarrage économique se manifestent à travers le raffermissement des prix des services sous-jacents. Nous percevons une dynamique mensuelle favorable pour les hôtels, les services de loisirs, les billets d’avion, les locations de voitures et les prix des assurances, qui concrétisent l’« effet redémarrage », marquant la transition d’une inflation tirée par les biens à une inflation tirée par les services.
• Cependant, le retour à la hausse de l’inflation dans le secteur du logement est effectivement favorable à une reprise de l’inflation. L’évolution des loyers et des équivalents loyer pour les propriétaires peut soit constituer un « point d’ancrage » pour la dynamique de l’inflation sous-jacente dans les prochains mois (si les loyers continuent de baisser ou restent faibles), soit représenter un risque haussier non négligeable (si les loyers - jusqu’à présent en baisse - atteignent leur point bas et repartent à la hausse).

Répercussions sur nos prévisions :
Le niveau de départ plus élevé en mars fait peser un risque haussier sur nos anticipations d’inflation pour le deuxième trimestre, pour autant, nous maintenons nos prévisions quant à la dynamique de l’inflation pour l’année. Après un plus haut au deuxième trimestre entre 3% et 3,5% en variation annuelle (nous devrions nous préparer à voir l’IPC autour de 3,5% en avril-mai), nous nous attendons à ce que l’IPC global revienne dans une fourchette égale ou légèrement supérieure à 2,5% au deuxième semestre et en 2022, une fois que les dispositifs temporaires de stimulation auront été levés.