Hebdo des Marchés

Les dernières actualités des marchés financiers

Semaine du 29 novembre 2021

Par les équipes de Recherche Amundi

Chaque lundi, retrouvez une analyse synthétique de la situation économique et financière de la semaine passée. 

Chiffre clé

78 $

C’est le prix affiché par le pétrole WTI, en $/baril, un niveau stable depuis la semaine dernière.

ZONE EURO

Le PMI composite flash d’IHS Markit (indicateur de l’activité manufacturière) pour la zone euro est passé de 54,2 en octobre à 55,8 en novembre, sur fond d’amélioration des PMI manufacturiers et des services qui sont respectivement passés de 58,3 à 58,6 et de 54,6 à 56,6. 

 

etats-unis

Le rapport sur les revenus et dépenses des particuliers aux États-Unis pour le mois d’octobre a été plus positif que prévu. L’augmentation des revenus, vigoureuse et supérieure au consensus (+0,5% en glissement mensuel), portée par la progression des rémunérations salariales (+0,8% en glissement mensuel), a été couplée à une accélération encore plus importante des dépenses (+1,3% en glissement mensuel), faisant ainsi baisser le taux d’épargne de 8,2% en septembre à 7,3% en octobre. 

PAYS ÉMERGENTS

Le cycle de hausse se poursuit cette semaine en Hongrie avec une hausse de 40 points de base (pb) du taux de dépôt à sept jours, qui passe à 2,9%, poussant l’écart avec le taux de base à 80 pb. Cette hausse intervient après la hausse de 70 pb (à 2,5%) la semaine dernière, la banque centrale hongroise s’orientant alors vers un cadre politique moins conventionnel.

 

ACTIONS

Les marchés boursiers américains se sont bien comportés cette semaine à la suite de nombreuses publications de données économiques, pour la plupart positives, avant le long week-end de Thanksgiving. Les actions européennes sont, en revanche, restées sous pression en raison d’inquiétudes quant au retour des restrictions sanitaires. Les marchés asiatiques ont, dans le même temps, enregistré une hausse, entraînés par les valeurs japonaises et chinoises. 

OBLIGATIONS

Les taux 10 ans américains et allemands ont fortement augmenté en début de semaine, les membres de la Fed ayant suggéré qu'il pourrait être justifié d'accélérer la réduction des achats d'actifs. La BCE a également surpris les marchés en avertissant que les moteurs de l'inflation devenaient plus structurels. Les rendements ont fortement baissé en fin de semaine en raison des craintes liées au virus.

L’accord de coalition en Allemagne prévoit, entre autres, une forte augmentation du salaire minimum

Les partis politiques allemands sociaux-démocrates (SPD), les Verts, et les libéraux-démocrates (FDP), ont annoncé la conclusion d’un accord leur permettant de former une coalition majoritaire au Bundestag le jeudi 25 novembre. L’Allemagne devrait donc avoir un nouveau gouvernement, probablement à partir de la première semaine de décembre, dirigé par un nouveau chancelier, Olaf Scholz (SPD), jusqu’à présent ministre des Finances dans le gouvernement d’Angela Merkel, qui tirera sa révérence après 16 ans à la tête du pays. L’accord de coalition, fruit de compromis élaborés car les positions du FDP sont assez différentes de celles du SPD et des Verts sur de nombreux sujets, ne devrait pas conduire à des ruptures brutales dans les politiques menées par l’Allemagne tant dans sa politique intérieure qu’à l’égard de l’Europe. Le FDP obtient le ministère des Finances, la promesse de ne pas augmenter les impôts et le maintien de la règle de limitation du déficit (à 0,35% du PIB), qui devrait être rétablie en 2023. Cependant, des changements de règles comptables et l’utilisation de la capacité d’endettement des entreprises publiques devraient tout de même permettre de renforcer l’investissement sans déroger à cette règle.

Les Verts, de leur côté, obtiennent la sortie du charbon « idéalement dès 2030 » grâce à un prix minimum des émissions de CO2 de 60 dollars par tonne. Concernant l’Europe, la formulation de l’accord est mitigée : l’Allemagne devrait être ouverte à une évolution du Pacte de stabilité et de croissance européen en vue de le rendre plus « simple et transparent » mais aussi en vue d’en « renforcer l’application ». Elle recherchera également un renforcement de l’Union bancaire européenne, qui pourrait inclure un mécanisme commun d’assurance des dépôts. Surtout, concernant les thèmes susceptibles de retenir l’attention des marchés, les trois partis se sont entendus au sujet d’une forte augmentation du salaire minimum, qui devrait passer, en un an, de 9,7 à 12 euros par heure « dès la première année ». Dans un contexte actuel inflationniste, un tel changement pourrait être perçu comme susceptible d’alimenter une boucle prix-salaire, augmentant ainsi la probabilité d’un maintien de l’inflation à un niveau soutenu, même si celui-ci devrait être amené à baisser des niveaux actuels ; l’inflation ne retrouvera peut-être pas son rythme de croisière très faible de la décennie 2010.