Hebdo des Marchés

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Semaine du 03 août 2020

Par les équipes de Recherche, Stratégie et Analyse, Amundi

Chaque lundi, retrouvez une analyse synthétique de la situation économique et financière de la semaine passée. 

51,1

Chiffre clé

C’est le niveau de l’indice PMI manufacturier chinois en juillet.

 
ZONE EURO

Le taux de chômage de la zone euro s’élevait à 7,8% en juin, en légère hausse par rapport aux 7,7% observés en mai. En Allemagne, le taux de chômage atteint 6,4%, contre respectivement 8,8% et 15,6% en Italie et en Espagne.

 

etats-unis

Les commandes de biens durables ont fortement augmenté en juin, à +7,3% en variation mensuelle (m/m), mais restent encore à -12,7% en variation annuelle. Elles sont tirées par les investissements industriels notamment dans les véhicules (+85,7% m/m), les machines (+2,7% m/m) et les métaux (+4,1% m/m). Les commandes d’ordinateurs et d’appareils électroniques sont restées stables. Seule l’aviation non militaire affiche une certaine faiblesse.

PAYS ÉMERGENTS

L’indice PMI manufacturier chinois s’avère plus fort que prévu, passant de 50,9 en juin à 51,1 en juillet. L’indice des commandes à l’exportation a connu la plus forte hausse, passant de 5,8 à 48,4. Le PMI composite s’inscrit en légère baisse, passant de 54,2 en juin à 54,1 en juillet, sous l’effet d’un ralentissement du PMI des services, qui passe de 53,4 à 53,1. Le PMI du secteur de la construction est resté vigoureux, progressant de 59 à 61,4.

ACTIONS

Des performances disparates. A jeudi soir, l’indice MSCI World AC s’établissait en légère hausse depuis le début de la semaine (+0,4%) avec, toutefois, des performances disparates entre les Etats-Unis (+1,1%) et les marchés émergents (+1,9%) d’une part, l’Europe (-2,2%) et le Japon (-4,8% à vendredi soir) d’autre part. C’est surtout l’évolution des devises et la saison des résultats qui ont retenu l’attention des opérateurs cette semaine.

 

OBLIGATIONS

La combinaison de mauvais chiffres du PIB, de messages accommodants de la Fed et de l’incertitude persistante induite par la progression mondiale de la pandémie a entraîné une nouvelle baisse des rendements obligataires. Le rendement à l’échéance des bons du Trésor américain à 10 ans a atteint un nouveau plancher, à 53 points de base.

Des chiffres enfin ! Les estimations préliminaires de l’impact économique du confinement commencent à être publiées cette semaine avec les données des comptes nationaux. L’impact s’avère hétérogène, avec des contractions d’activité trimestrielles comprises entre -10% (États-Unis, Allemagne) et -20% (Espagne) sur une base trimestrielle.
Éléments communs d’un effondrement inédit. Parmi les pays développés, les données, publiées cette semaine, relatives au produit intérieur brut (PIB) réel des États-Unis, de l’Allemagne, de la France, de l’Italie et de l’Espagne témoignent de la contraction sans précédent de la production économique provoquée par les mesures de confinement décidées entre mars et mai pour limiter la propagation de la Covid-19. À mesure que les activités cessaient, toutes les économies ont été confrontées à un effondrement tant de leur demande intérieure qu’extérieure. Sur le plan intérieur, les données relatives au PIB sont essentiellement marquées par l’effondrement de la consommation privée et des investissements en immobilisations qui n’ont été que très peu compensés par l’augmentation des dépenses publiques. Sur le front extérieur, les exportations se sont effondrées en raison de la baisse du commerce mondial, tandis que la faiblesse de la demande intérieure entraînait une contraction des importations.
Les chiffres. Aux États-Unis, le PIB a diminué au taux annualisé de 32,9% en variation trimestrielle (t/t), soit un recul de 9,5% en glissement annuel (+0,3% au 1er trimestre). En zone euro, le PIB allemand a enregistré un plongeon sans précédent de 10% t/t au 2e trimestre (signant ainsi un troisième résultat défavorable consécutif après une croissance nulle au 4e trimestre 2019 et un recul de 2% t/t au 1er trimestre), soit une contraction de 11,7% en glissement annuel. Le PIB français s’est contracté de 13,8 % t/t au 2e trimestre, contre -5,9% au 1er trimestre, soit une baisse de 19% en glissement annuel. Le PIB italien a reculé de 12,4% par rapport au 2e trimestre, contre -5,5% au 1er trimestre, soit une baisse de 17,3% en glissement annuel. L’économie espagnole s’est davantage contractée que prévu, perdant 18,5% t/t contre -5,2% au 1er trimestre et 22,1% en glissement annuel.
Reprise encore fortement conditionnée par l’évolution du virus. Les indicateurs à haute fréquence révèlent qu’aux États-Unis, où la recrudescence des cas conditionne l’activité économique et la mobilité dans certains États, le rythme de la reprise s’est quelque peu ralenti. Au sein de la zone euro, la reprise se poursuit, mais les données récentes font état d’un ralentissement en Espagne (où l’on s’inquiète également de la multiplication des nouveaux cas) et en Italie, tandis que la reprise se maintient en France et en Allemagne.