L’inflation est de retour, partout dans le monde

Inflation

  

  
Article | Avril 2002 | Lecture de 4 min

L’inflation est de retour et pas seulement à la une des journaux. De l’épicerie à la station-service, tout le monde est confronté à la dure réalité de la hausse continue des prix.

Le taux d’inflation est le plus souvent mesuré par les variations d’un indice de prix appelé indice des prix à la consommation (IPC). L’IPC est une mesure développée et utilisée par les économistes pour suivre l’évolution des prix d’un « panier » générique de biens et de services que les consommateurs achètent habituellement.

Actuellement, l’inflation s’étend bien au-delà de nos supermarchés locaux et s’est désormais consolidée au niveau mondial, les indices des prix à la consommation dépassant les objectifs des banques centrales dans tous les domaines. En l’état actuel des choses, 2022 peut marquer la fin d’une période marquée par une faible inflation et des taux d’intérêt bas.

Les principaux moteurs de l’inflation

Le monde connaît actuellement plusieurs chocs inflationnistes à la fois, alors que les chaînes d’approvisionnement, déjà perturbées par la pandémie de Covid-19, doivent faire face à une hausse des prix des matières premières.

L’inflation est principalement tirée par les quatre facteurs suivants:

1. Les tensions géopolitiques

Dans l’immédiat, nous constatons que les tensions géopolitiques croissantes dues à la guerre entre la Russie et l’Ukraine ajoutent une pression inflationniste significative. La Russie est un grand exportateur de pétrole, de gaz naturel et d’autres matières premières, et l’exclusion du pays des chaînes d’approvisionnement mondiales contribuera probablement à la poursuite de l’envolée des prix.

2. Les goulets d’étranglement au sein des chaînes d’approvisionnement

Avant même le début du conflit entre la Russie et l’Ukraine, l’inflation amorçait déjà son retour en raison de la pandémie de Covid-19 et des confinements qui en ont résulté. Les seconds semestres de 2021 et de 2022 ont jusqu’à présent été marqués par des prix de transport élevés et des chaînes d’approvisionnement fortement perturbées. Associée à une vague actuelle de relocalisation, à des politiques commerciales restrictives et à des tensions géopolitiques globales, l’inflation devrait demeurer élevée, les producteurs continuant à répercuter la hausse des prix sur les consommateurs finaux.

3. La dimension psychologique

Par ailleurs, l’inflation comporte également une dimension psychologique essentielle, qui dépend des forces liées à la mémoire, à l’oubli et au comportement des responsables politiques. Alors que la demande de consommation et les marchés de l’emploi sont solides - en particulier aux États-Unis - les investisseurs doivent être conscients de la boucle inflation-salaire, qui pourrait devenir auto-réalisatrice. Cette boucle résulte de la demande de salaires plus élevés sur un marché du travail tendu, où les entreprises ont recours à la répercussion de ces coûts (salariaux) accrus sur leurs consommateurs. Ces tendances pèsent sur les perspectives des responsables financiers quant à l’économie américaine, leur optimisme à l’égard de l’économie ayant reculé au premier trimestre pour atteindre son niveau le plus bas depuis la crise de Covid-19.

4. Les facteurs structurels - la « greenflation »

La transition vers une économie mondiale plus durable a été accélérée par l’accent mis récemment sur la sécurité énergétique, mais elle nécessitera probablement une main-d’œuvre et des ressources physiques importantes - notamment divers matériaux et matières premières rares. Cette demande de matières premières, associée aux capacités de production d’énergies renouvelables encore limitées, peut contribuer à accroître l’inflation via l’augmentation des factures d’énergie et des prix des matières premières.

Repenser la construction des portefeuilles pour tenir compte du risque d’inflation

Comprendre les moteurs de l’inflation nous permet de repenser sainement la construction de nos portefeuilles d’investissement, en cherchant à mieux nous préparer pour le long terme. Les classes d’actifs à rendement plus élevé, et notamment les classes d’actifs alternatives, peuvent garantir des rendements supérieurs à l’inflation. Par conséquent, une approche d’investissement globale, allant au-delà de l’approche traditionnelle axée sur les indices de référence, sera primordiale. Dans un environnement inflationniste, il convient d’accorder une attention particulière aux matières premières, aux actions décotées de qualité, aux actifs réels et aux stratégies de rendement absolu multi-actifs.

Source : Amundi Asset Management, à avril 2022.

  

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Date de première utilisation : avril 2022