Résumé
Points clés
L’Asie est exposée au conflit du Moyen-Orient et à la hausse des prix du pétrole et du gaz qui en résulte. La plupart des pays de la région sont importateurs nets d’énergie (la Malaisie est une exception notable). Même si les répercussions sur l’inflation globale restent limitées, le maintien des mesures de soutien liées au coût de la vie pour protéger le pouvoir d’achat des ménages sera coûteux pour les gouvernements. Beaucoup d’entre eux abordaient déjà ce choc avec des finances publiques fragiles et des plans de consolidation fiscale en cours ; le conflit va compliquer davantage cette consolidation. Dans la pratique, il est probable que les responsables politiques réallouent leurs dépenses d’investissement (qui pèsent sur les perspectives de croissance) aux subventions comme première réponse, avant de consentir un dérapage budgétaire plus important. Sur le plan des investissements, il ne faut pas sous-estimer l’impact sur les secteurs des semi-conducteurs et mémoires très énergivores d’Asie du Nord-Est, ni les répercussions mondiales en cas de rupture de ces chaînes d’approvisionnement. La région dispose encore de réserves énergétiques à court terme – plus de trois mois pour le pétrole dans de nombreux cas, mais beaucoup moins pour le gaz.
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