Points clés
Plus d'un milliard d'adultes n'ont pas accès aux services financiers : selon la base de données Global Findex de la Banque mondiale, 2025, environ 1,3 milliard d'adultes1 dans le monde n'ont pas de compte auprès d'une institution financière2. Ceci représente plus de 20 % de la population adulte mondiale. Une grande partie de ces personnes évoluent dans des économies en développement, principalement en Afrique, en Asie du Sud et en Amérique du Sud. La plupart d'entre elles sont des ménages à faibles revenus, des femmes, des personnes issues des minorités et des personnes âgées.
Les micro, petites et moyennes entreprises (PME) font également face à un déficit de financement important en raison d’une sous-bancarisation du secteur et d’un accès restreint au crédit : selon l’étude MSME Finance Gap, les besoins de financement des PME s'élèvent à environ 5,7 000 milliards de dollars en 2019. Plus de 130 millions de PME dans les économies en développement sont exclues de l'accès au financement.
L'inclusion financière peut réduire les risques de concentration pour les prestataires, améliorer l'efficacité et la rentabilité : les banques et les compagnies d'assurance peuvent diversifier leurs bases d'actifs et de passifs, limitant ainsi les risques de concentration et réduisant souvent la volatilité des revenus et des bénéfices. La dépendance de l'inclusion financière aux plateformes numériques peut entraîner des gains d'efficacité, favorisant une rentabilité plus élevée. L'inclusion financière réduit également les inégalités de revenus et de genre. Les principaux risques comprennent une augmentation des risques de crédit et ceux liés à la cybersécurité.
Les systèmes africains, latino-américains et certains asiatiques offrent le plus d'opportunités : de manière générale, les systèmes financiers en Afrique, en Amérique latine et en Asie offrent de meilleures perspectives d'inclusion financière en raison d’une faible pénétration des services bancaires et d'assurance, sur fond d’une forte population et d’augmentation de niveaux de richesse. Une forte pénétration du mobile, un développement technologique rapide et un environnement réglementaire favorable sont des leviers clés. Dans les économies développées, l'accent mis sur l'inclusion des personnes âgées et la santé financière reste des priorités majeures.
Les émetteurs peuvent élargir leurs offres GSSS pour cibler l'inclusion financière : les émetteurs peuvent structurer des produits de passifs, tels que les dépôts ou obligations, dont les produits sont exclusivement consacrés au financement de projets favorisant l'inclusion financière. Ces produits offrent aux investisseurs un moyen ciblé de soutenir des initiatives à fort impact. Soutenues par des institutions multilatérales de développement, certaines banques des marchés émergents ont émis avec succès des obligations axées sur le genre destinées aux entreprises dirigées et détenues par des femmes. Malgré ces avancées, d'importantes opportunités subsistent dans d'autres segments mal desservis, notamment le financement commercial des PME et le logement social pour les ménages à faibles revenus.
L'inclusion financière constitue un pilier social très important : Amundi continue d’encourager les acteurs financiers à adopter des stratégies robustes d'inclusion financière et des chartes en matière de santé financière. Amundi a engagé plus de 50 entreprises sur l'accès au financement et la santé financière des ménages jusqu'à présent cette année.
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